27/06/2019

Auvergne - Jour 7

Dernière étape avant la montée du Puy de Dôme. Notre semaine club touche déjà à sa fin. A la veille de la montée majestueuse, les parcours sont bien plus faciles qu'hier : 2 km de moins pour le grand, 12 de moins pour le petit. L'idéal pour bien récupérer non ? Le soleil refait son apparition et l'étape se passera sans anicroches et aucun événement particulier ne semble vouloir venir donner un peu de piment à un semblant de routine : des côtes, des descentes, quelques passages plats... toujours pareil.
Mais à l'arrivée au ravito, au lieu de ne trouver que Marie-Hélène et Philippe, ils sont trois à Ceyssat, oui c'est ça, c'est bien ça. Le troisième n'est autre qu'Henry-Georges qui, ayant entendu parler de la qualité de la restauration, a décidé de prendre sa voiture et de nous rejoindre. Il passera le séjour avec nous jusqu'à la fin.
 Encore un fabuleux site pour le ravito

 L'invité du jour, grand amateur de Piétra

 A peine arrivé, Philippe, qui a toujours faim, se jette sur les rillettes








Les cyclos quittent le ravito encouragés par Philippe

Contemplant le Puy de Dôme, Benoît fait un écart et manque de faire chuter Philippe 

Après le petit casse-croûte habituel, ceux du grand parcours n'ont plus que deux cols à grimper : le col de Ceyssat et le col de Bancillon. Au km 112.4, c'est une véritable surprise qui vient clore la semaine de grimpettes, car s'il est très court, le col de Bancillon, anciennement col du Chevalard, est un des plus pentus de France. Il propose 3 montées, et nos champions du COV devaient faire la 2ème, celle où l'ascension commence à 11,2%. Bon début ! A la première épingle à cheveux on atteint la pente maximale à 27%. Vient ensuite un long passage bien plus facile entre 16% et 24%. Et pour corser un peu le cocktail, la difficulté est augmentée par l'état de la route qui est dégradée par les fréquents passages des tracteurs. Pour le dernier col de la semaine, il fallait bien ça ! Il faut l'avouer humblement, personne n'a pu le gravir. Soit la roue arrière patine, soit la roue avant décolle.
Le col de Ceyssat... une rigolade !

Le col de Bancillon... une plaisanterie !

Et c'est le dernier repas au Picrocole. Nous y sommes désormais comme chez nous. A notre arrivée, nous trouvons chacun un cadeau dans nos assiettes. Marie-Hélène et Philippe ne voulaient pas que nous partions sans un petit souvenir de l'Auvergne. Puis les cyclos ont remis un cadeau aux organisateurs, Franck et Yves, ainsi qu'à nos deux restaurateurs des pique-niques du midi qui ont été fabuleux (les piques-niques et les restaurateurs).

 Dominique, Lysianne, Benoît
 Françoise, Philippe, Maryse, Brigitte
 Brigitte, Bruno, Michèle, Alain, Claude
 Alain, Claude
 Dominique, Joël, Daniel, Gérard
Daniel, Gérard, Philippe
Philippe, Yves
 Bruno
 Christine, Marie-Hélène
 Henry-Georges, Franck

Un moment de gravité tout de même pendant le repas : Franck se lève solennellement pour donner les directives finales pour le lendemain matin : lever 6 heures, déjeuner, ménage (il faut libérer les bungalows), départ à Orcines à 7h45, remise des plaques de vélo, départ vers le PDD à 8h30. Bonne nuit !

Le cadeau offert à chaque cyclo par Marie-Hélène et Philippe
Une confiture maison, une carte d'Auvergne, un porte-clés vélo

 Le dernier briefing présidentiel

A demain dimanche, pour de nouvelles sensations d'ascension !

Auvergne - Jour 6

Aujourd'hui  vendredi 21 juin, c'est sans doute l'étape la plus difficile, ou la moins facile, selon son état de forme ou de méforme. Pour commencer, le parcours Joker est abandonné car il ne permet pas de rejoindre le ravito, et vu comme ils sont désormais organisés, ça serait dommage de louper ça. Reste donc le grand parcours (124 km) et le petit (87 km), tous les deux passant de toute façon par la montée vers la Vierge de Monton puis celle du plateau de Gergovie, cher à nos ancêtres les gaulois. En ce jour de la Fête de la Musique, pour les cyclos ce sera la Fiesta de la Grimpette.
C'est aussi la fête de la météo car nous allons connaître notre premier jour de pluie, qui sera finalement le seul du séjour.
La journée s'annonce maussade

10 km après le départ, arrêt pour revêtir les imperméables

Le mauvais temps n'aura pas frappé équitablement les cyclos. Avec ces conditions orageuses, les difficultés importantes, les costauds et les épuisés, la pluie sur les lunettes, mais aussi sur les écrans GPS qui aura favorisé les erreurs de parcours, plusieurs groupes se sont formés naturellement, jusqu'à trouver quelques isolés. Mais les deux parcours se croisant au col de Potey, un regroupement sécurisant a pu être réalisé, et chaque groupe est reparti au complet.
Encore une fête : celle de Benoît pour qui la route a été peinte d'encouragements à son égard au km 19, avec sa photo exposée bien en vue sur le talus.
Quelle célébrité ! C'était dans la montée de la Roche Noire, à Saint Georges sur Allier, mais hélas pour lui, son parcours ne passait pas par là et ce sont ceux du petit parcours qui en ont bénéficié.
Par chance, au rendez-vous du ravito, la pluie est devenue très fine et très acceptable. Les cuistots ont pu installer la table de réception sous les arbres et nous avons pu profiter à plein des plats préparés à notre intention, avant de repartir vers les deux difficultés principales.



 Deux plats de jambon et de Pounti, une spécialité auvergnate.
Hier des verres rouges, aujourd'hui des jaunes. On lutte contre la routine !

 Arrivée des cyclos au ravito de Manglieu




La pluie s'est calmée. On peut prendre son temps

Au 100ème km pour le grand parcours, au 64ème pour le petit, c'est la Vierge de Monton ! Tout le monde n'a pas pu arriver à ses pieds sans poser les siens à terre, tant le pourcentage est fort. En outre, il pouvait arriver que la roue arrière patine sur la route mouillée. Certains même ont préféré faire l'impasse, possibilité offerte dans l'itinéraire et décision sage à l'approche de Dimanche avec le Puy de Dôme. Point trop n'en faut ! Et il reste encore le Plateau de Gergovie dans moins de 10 km.
 Gégé aux pieds de la Vierge
 Ciel blanc pour Mickaël et Yves qui ont monté sans pluie
 Mickaël est monté aussi rapidement qu'un boulet !
Franck, Daniel, les deux Dominique et Bubu ont dû essuyer des trombes d'eau en montant
Le César pour les deux champions de Gergovie, et ce n'est pas du cinéma !

Et pour terminer la journée après ces deux grimpettes, il ne reste plus que le dernier raidillon de près de deux km pour arriver au camping Huttopia. Et c'est alors la fête à la barrière... Non, pas Alain, mais Joël ! Joël qui déboule face à la barrière, qui freine et.... Aaaaaahhhhhh ! Plus de freins ! C'est l'impact imparable.
Barrière cassée, épaule déboîtée, le vélo n'a rien. Philippe convoque immédiatement le SAMU, les pompiers arrivent et emmènent notre cascadeur au centre hospitalier de Clermont-Ferrand, juste en face du musée Michelin que nous avons visité avant-hier. Plus de peur que de mal, heureusement, mais il nous faut répéter que dans le Challenge Casse, on n'attribue de points que pour les dégâts causés au vélo. Inutile de s'escrimer sur les barrières d'accès aux campings, inutile de se démettre une épaule. Benoît a très bien compris cela... Par sympathie, un point de consolation sera offert à Joël.
Arrivée de Joël au restaurant, l'épaule solidement bandée.
Franck rappelle ensuite le règlement du Challenge Casse.

26/06/2019

Auvergne - Jour 5

Auvergne deuxième partie, top départ ! Nous avons la chance de rouler sans avoir à porter nos déjeuners. Des sandwiches nous attendront au ravito, soigneusement préparés par Marie-Hélène et Philippe. Entre nous soit dit, le Philippe est un spécialiste du vélo : il a déjà fait deux montées du Puy de Dôme (dont une en entier...) mais aussi deux montées du Ventoux, par Malaucène et Sault. Il sait donc parfaitement ce dont ont besoin des cyclos affamés.
Ce matin tous les parcours sont utilisés : le grand de 114 km et 4 cols, le petit de 75 km et 2 cols, mais aussi le Joker et ses 53 km avec tout de même un dénivelé supérieur à 1000 m et aussi 2 cols. On peut donc dire qu'on ne s'amuse pas, même si c'est pour le plaisir.
Départ du grand parcours à 9 heures. Le petit à 9h45, et ceux du Joker ont tout le temps car ils se mettront en route à 10h30. Ces horaires sont déterminés pour que tout le monde se retrouve en même temps au ravito, entre 11h59 pour le grand et 12h05 pour le Joker. Vous constatez comme on est pointu.
A 9h10, coup de théâtre ! Coup de fil de Benoît au camp de base car il a cassé sa roue au bout de 2 kilomètres à peine. Il nous a refait le même coup que Daniel, dit le Saligot, en Corse. Une jante très creusée qui finit par exploser sous la pression du gonflage du pneu. Rien de grave, pas de blessé. On va le récupérer avec son vélo et après une réparation rapide, il pourra repartir avec le petit parcours. Mais voici la guerre Campagnolo / Shimano : impossible évidemment de monter sa cassette Campa sur la roue Shimano que lui propose Yves. C'est foutu pour Benoît qui, de ce fait, va bénéficier d'une journée de repos supplémentaire. Coups de fils à droite et à gauche : impossible d'avoir du Campa immédiatement. Maryse, Michèle, Bruno et Yves partent sur le Joker à l'heure programmée, laissant Benoît à son triste sort. Il finira par trouver un magasin à Cournon d'Auvergne, et se rachètera une paire de roues, ne voulant pas risquer d'éclater une roue avant la prochaine fois.
La jante explosée
Benoît pose avec sa nouvelle paire de roues. Il va pouvoir s'arracher dans les descentes

Nos jokers filent leur petit bonhomme de chemin et passent joyeusement le col des Goules. Le ravito n'est plus très loin et c'est tant mieux car malgré la journée de repos d'hier, les jambes deviennent quand même dures. Il faut réaliser que lorsqu'on roule à Vernouillet une centaine de kilomètres, on a parfois du mal à dépasser les 500 mètres de dénivelé. Ici, les parcours Jokers qui tournent autour de 50 km arrivent de toute façon à mille mètres et plus.
 Premières pentes... le groupe s'allonge

Les cyclos du parcours Joker du jour

Nous voici au ravito de Pontgibaud ! On l'aperçoit de loin car un drapeau de l'Auvergne flotte sur l'espace vert où il a été installé. Nous attendions des casse-dalles et de l'eau bien fraîche, et nous tombons sur une véritable table de banquet. Les motards n'y sont pas allés de main morte avec le dos de la cuillère...

Les restaurateurs préparent la table avant l'arrivée des cyclos

Plus ça va, plus la table se garnit


Tout d'abord un apéritif, avec beaucoup de modération. Et ensuite le festin : poulet, saucisson, jambon fumé, pâté, rillettes, crudités, eau plate et pétillante, sirops de menthe et de citron, Piétra pour ceux qui l'ont aimée en Corse mais aussi à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas, tout cela dans de grandes assiettes. Du Saint Nectaire évidemment, du Cantal bien sûr, de la Fourme d'Ambert forcément, des fruits.... Mais comment faire pour reprendre la route après ça ?


  On va prendre son temps... on s'attable

Qui a envie de remonter sur le vélo ?

Forcément, l'euphorie gagne certains des cyclos. Maryse par exemple qui, soudainement, demande à ses collègues de s'arrêter : "Attendez !!! Je vais prendre le Mont-Ventoux en photo !!". Eh oui... parfois les efforts surhumains provoquent des dégâts.
Le Mont-Ventoux selon Maryse



Deuxième col pour le parcours Joker

Une fois tout le monde arrivé à bon port, la piscine et le terrain de boules offrirent un bon moment de détente. Il faut bien se décontracter car la journée de demain est la plus difficile du séjour. Si un jour vous vous promenez du côté de Royat, allez visiter la Vierge de Monton et le plateau de Gergovie... vous comprendrez.
A gauche, Benoît, sans doute épuisé par sa journée sans vélo
 Les rois de la pétanque à l'oeuvre



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