Le col de la Baraque, au bas mot un p'tit 5 à 7% pendant 7 km, clôt cette expédition qui commence par le col du Perthus. Entre les deux, le cœur balance à de belles fréquences car s'y trouvent 14 autres cols, et encore d'autres côtes bien cotées. C'est la Cyclomontagnarde dite du Massif Central bien qu'elle se déroule dans les Cévennes, avec le départ et l'arrivée à Lodève. Quatre cyclos du COV s'y sont attelés : Lysiane, Franck, Henry-Georges et Yves.
Trois formules : Lysiane, prudente, choisit la "Découverte". De prime abord, tout le monde comprend bien que la découverte est en quelque sorte une initiation, histoire de se donner une idée, un truc pas très dur, évidemment. On peut désormais affirmer sans conteste que le terme est plutôt mal choisi, vraiment très mal choisi ! Cette gentille "découverte" ne comptait que 151,700 km et seulement 3000 m de dénivelé avec 14 cols au total. Une poutre oui, pas une paille ! Henry-Georges et Yves prirent le parcours "Touriste", soit deux étapes de 85 km et 145 km pour un dénivelé total de 4250 m avec 16 cols. Franck, quant à lui, décida de jouer la simplification avec l'option "Randonneur". Il fera les mêmes 230 km mais en une seule fois. C'est beaucoup mieux car ça permet de ne faire qu'un seul aller-retour au camping.
Samedi 2 juillet, c'est parti pour Henry-Georges et Yves. Après un copieux déjeuner au cul de la voiture sur le parking proche du départ, Henry-Georges va consulter minutieusement le parcours. Et les voilà roulant à 11h15 vers les hauteurs des 85 km de la journée. Ils attaquent à un rythme sage car la pente s'élève dès le départ. Pas de plat pour se mettre en jambes. On entre direct dans le jeu !
Il fait encore frais, le soleil est masqué, tout va bien. Mais soudain c'est le drame ! Henry-Georges ressent une contracture au bassin qui le handicape fortement pour appuyer sur les pédales, tout comme pour tirer sur le guidon. Pour rendre la chose plus agréable, certaines pentes sont dans un état peu reluisant et nombre de cyclos savent comme il est pénible de sentir sa roue arrière patiner quand on doit s'arracher pour grimper sur un revêtement dégradé. Les deux compères resteront côte à côte jusqu'à l'arrivée, Yves s'offrant tout de même le plaisir de faire le kéké dans les descentes ! Première étape bouclée, parfait ! Mais Henry-Georges est inquiet pour la suite. Ils se rendent enfin au mobil-home, pour retrouver Lysiane et Franck qui préparent leurs vélos pour le lendemain.
Immédiatement se déroule le pot d'accueil qui était prévu de longue date. Nous avions emporté la boisson locale d'une autre région de France visitée en 2015 par 15 cyclos. Produit magique, très réconfortant et très bon pour la récupération. Pour preuve, Henry-Georges a pu se détendre et, le lendemain, la vilaine douleur avait disparu et il a pu pédaler normalement. Vive la Corse !
Dimanche 3 juillet, 5h04 : Franck est parti pour 230 km et avale le col du Perthus. Les autres dorment encore, ou presque, et se lèveront vers 6h. A 7h18 pétantes, Lysiane suit les traces de Franck sur le Perthus et le couple HG-Y attaque le col de la Baraque d'Est en Ouest. HG est rassuré, ça va bien. La route défile, les kilomètres passent, et on essaye quand même d'admirer le paysage. Pour HG-Y, le repas du midi est au km60, à St Gervais sur mare. Et, comme espéré, ils retrouvent Lysiane peu de temps après avoir entamé leur plateau repas. C'est un moment très convivial et chaleureux dans la salle municipale. Un peu de répit avant d'attaquer les derniers gros morceaux de la randonnée. On se galvanise : "Allez ! Il ne reste plus que 85 km !".
Après avoir pausé à la Croix de Mounis, le trio passe le col de Ginestet et arrive au col de l'Espinousse. On envoie un texto à Franck pour l'informer et on dévale enfin la descente tant attendue. Vingt et un km à ne rien faire et ravitaillement en bas ! Et c'est là, sur la petite place ombragée de Pradal, qu'en un éclair surgit Franck. Le Président de la section, en bon capitaine fracasse tout et rejoint ses ouailles.
Après la belle photo de groupe la petite troupe repart. Il ne reste plus grand-chose pour rallier l'arrivée finalement mais ça commence à bien faire quand même. En distance c'est moins de 40 km, mais en dénivelé c'est encore 600 m et le soleil commence à taper gentiment, dans un mistral naissant qui sait parfois vous prendre en traître, en vous balançant une bourrasque à la sortie d'un virage en côte. Mais on ne se plaint pas, ça aurait pu être pire. Tais toi, et pédale !
Nous nous dirigeons sereinement vers le col de la Baraque, d'Ouest en Est maintenant. Evidemment c'est pénible, mais tout le monde sait que derrière c'est la dernière descente. Donc c'est comme si c'était déjà fini... enfin... à peu près.
Réunis autour d'un rafraîchissement dans la salle des sports, les covistes récupèrent. Il est temps de trouver le restau pour le repas d'adieu. Ensuite, il va falloir penser au rangement, et au retour. Mais déjà les questions fusent sur les dates et lieux d'autres éditions de Cylomontagnardes. A quand et, surtout, à qui la prochaine ?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire