16/06/2019

Auvergne - Jour 1

Première étape auvergnate ce dimanche de fête des pères. Qu'est-ce qu'on fait ? Grand parcours (118 km) ? Petit parcours (88 km) ? Bon allez : tout le monde sur le grand et on verra bien.
De toute façon c'est pas compliqué, dès le départ ça monte, et ce jusqu'au passage du col de la Croix St Robert au km 18. Après, tu n'as qu'à te dire que tu vas avoir des descentes, et des côtes, et puis c'est tout.
Après un solide petit déjeuner, indispensable pour pouvoir tenir la journée, tout le monde se dirige sur le pont pour la première épreuve.

Le petit pique-nique du randonneur cyclo

Cette première journée de découverte de l'Auvergne aura été émaillée de nombreux drames dramatiques. Déjà, avant le départ, premier drame pour Dominique T, qui s'était bien moqué de Bubu hier, qui préfère changer son pneu avant, découvrant qu'il était en train de rouler sur une peau de chagrin. Bravo Dominique ! Belle préparation !
 Tout le monde attend que Dominique ait fini
 Ca y est ! On peut y aller.

Une fois la troupe du COV lancée sur le col de la Croix Saint Robert, voici que surgit à mi-côte une moto chargée de deux énergumènes faisant force bruit à coups de klaxon et de sifflet, et force gesticulations de bras. Comprenant que quelque chose d'important se passait, nos sages cyclos du COV se rangent bien en ligne pour laisser la place à quelque convoi ou quelque course ou quelque on ne sait pas quoi.
Mais non : c'étaient simplement des supporters, ayant affublé leur moto de pancartes "Allez COV 28" qui venaient nous encourager. Forcément, certains d'entre-nous demandèrent à Yves "qui c'est ces connards à moto ?".
Une fois au sommet du col, Yves les rassura :"Pour les connards, ce sont simplement ma sœur et mon beau-frère, ceux qui vont nous assurer les ravitos des parcours de Royat".

La randonnée continue son petit chemin sous un ciel radieux.
Deuxième drame d'une extrême gravité : les aléas, souvent aléatoires comme le savent tous les cyclos, ont voulu que le parcours emprunte  500m de chemin caillouteux. Mais certains n'ont pas voulu risquer d'altérer l'intégrité de leurs machines et ont préféré s'offrir une déviation pour éviter l'épineux trajet. Mais voilà... nous sommes à la campagne, au milieu des champs, et leur déviation passait dans un tunnel aménagé sous la grand-route pour l'usage des agriculteurs, ou des éleveurs de troupeaux de vaches. Vous avez donc compris... les deux premiers cyclos ont réussi à passer à vitesse lente sans trop de problèmes, mais le troisième, Alain pour ne pas le dénoncer, s'est bien embourbé dans le lisier au point de devoir nettoyer son vélo après cet épisode bucolique, si on peut dire.
Lily et Bubu terminent le gros raidillon après le passage caillouteux.
Mais au moins, leurs vélos sont propres !
Le troisième drame survient juste à l'arrêt pique-nique de Rochefort-Montagne. Bruno est victime d'une injuste crevaison à l'arrière, ce qui le déconcentrera pendant le repas qui avait lieu sur le boulodrome de la gendarmerie. Mais il a le plaisir de marquer deux points au Challenge Casse.
 Petite pause du ravito


 Réglage technique de Mickaël. Ça lui permettra de mieux passer les cols !

Nouveau drame au sommet du col de Guéry. Yves veut prendre une photo du président en premier plan sur un panorama fabuleux. Il pose ses lunettes de haute compétition au sol, et réalise un extraordinaire cliché.
La photo présidentielle au col de Guéry

Petite pause, et la bande des valeureux grimpeurs repart à tombeau ouvert dans la descente. Après deux ou trois bons km couché sur son guidon, Yves prend un insecte dans l’œil. D'une réactivité surprenante, le secrétaire réalise alors qu'il a oublié de ramasser ses lunettes avant de repartir. Trop peu courageux, il renonce à faire la remontée pour récupérer son bien.
Tout cela pour vous dire que la journée a été formidable. Le paysage fabuleux, la météo délicieuse. Certes, ce soir les jambes sont un peu raides, il y a des vélos (au moins un) à nettoyer, et beaucoup ne savent pas trop comment va se passer demain. Mais tout ça n'a que très peu d'importance : on est bien et on ne demande qu'à recommencer.
Les cyclos parmi les vaches

Descente sur un joli petit village

 Dominique et Benoît luttent contre la déshydratation

 Petit serpentin de cyclos dans la campagne d'Auvergne
Le lac d'Aydat

Aujourd'hui on a pu voir le Puy de Dôme. Sera-t-il toujours là dimanche prochain ?...

 Le château de Murol. La fin de l'étape est toute proche

Totalement épuisé, Mickaël s'écroule par terre

15/06/2019

Auvergne - Ils y sont !

Ce coup-ci, impossible de reculer. Tous nos cyclos sont rendus à Murol. La route aura été assez pluvieuse et maussade, mais à l'arrivée le temps était bien meilleur, bien qu'il ait été impossible de distinguer le Puy de Dôme caché par les nuages gris. Sans doute une idée géniale des organisateurs qui n'auront pas voulu affoler les candidats au supplice du dimanche 23...
Après une petite pause casse-croûte sur l'aire de repos de Bourges, le minibus et la voiture de Philippe sont repartis sans peur vers le village de Murol. Ils sont installés en hauteur, ce qu'ils n'ont pas manqué de remarquer étant donné qu'une fois sortis de l'autoroute, il n'y a eu que de la côte jusqu'à destination. Ça promet ! Ils ont même emprunté avec leurs véhicules une partie du col de la Ventouze, le 4ème au programme demain. D'aucuns dirent : "Au col de la Ventouze, tu restes collé à la route".
Une fois sur place, la priorité fut de ranger les vélos dans le garage gracieusement mis à notre disposition (merci Azureva Murol). C'est alors que Bubu nous fit une surprise, décidant de changer son pneu avant, préférant en mettre tout de suite un neuf avant de chuter dans une descente. Son œuvre achevée, chacun put prendre possession de son logement pour préparer son matériel pour la première étape.
L'installation terminée, nous nous sommes retrouvés autour d'un verre pour écouter religieusement le briefing du président sur l'étape de demain. Puis nous nous sommes dirigés vers la salle à manger pour le premier dîner.
Ensuite, quartier libre : il faut être prêt demain matin pour un départ à 9h précises, et pique-nique à Rochefort-Montagne environ vers 12h20 ou 12h22... L'étape nous propose 118 km pour un dénivelé de 2158 m.
Petit arrêt technique sur l'autoroute. Quel est le plus beau vélo ?


Tout le monde est arrivé à bon port


Bubu change son pneu dans le garage à vélos

La vue sur le château de Murol depuis nos logements


 
Le roi Mickaël triomphant à sa fenêtre. A gauche le balcon de Benoît


 
Avant le repas, briefing de Franck sur l'étape du lendemain

 
Pensive, Maryse hésite entre le grand ou le petit parcours. Elle prendra le grand.


 Et c'est le repas. Quelques cyclos se sont faits griller par les anciens d'un autre groupe de voyageurs, plus rapides, qui se sont rués sur le buffet. 
Il faudra être plus attentifs demain...

Auvergne, c'est parti !

Nos heureux cyclos du COV partent ce matin même vers les volcans d'Auvergne et la fabuleuse chaîne des Puys. Quelques grimpettes sympathiques les y attendent impatiemment. Le séjour va commencer du côté de Murol pour la première moitié, puis se poursuivra un peu plus au Nord, sur Royat. L'apothéose sera pour le dimanche 23 juin, avec la délicieuse montée du Puy de Dôme.

Programme des réjouissances


13/06/2019

Dominique prépare l'Auvergne

A moins de 48 heures du départ vers le Puy de Dôme, Dominique T a voulu marquer les esprits, en montrant clairement ses ambitions, du moins sur le Challenge Casse.
Alors que le groupe du jeudi roulait paisiblement en approchant de Boullay Thierry, notre sociétaire a réussi à se prendre un boulet projeté par un adversaire dans sa roue arrière. Cela arrive assez souvent : un cyclo roule sur le bord d'un caillou, et celui-ci est projeté, par fois assez fort, sur le malheureux compagnon de route avec qui il discutait.
C'est ce qui est arrivé à Dominique, sauf que le caillou était en réalité une belle pierre, et que le "assez fort" fut ici extrêmement violent.
Il se trouve que ladite pierre, une fois arrivée dans les rayons, s'y est coincée et a donc tourné solidairement avec la roue. Seul obstacle pour l'arrêter, les bases du cadre (y'en a qui disent la fourche arrière, mais ils n'y connaissent rien), au niveau du boîtier de pédalier. Vous imaginez le pétard que ça a fait ! Sur le coup, certains ont cru qu'il s'agissait d'une chute tant le bruit de ferraille fut impressionnant.
Dans les faits, la pierre ne pouvant pas passer entre les bases, elle a simplement bloqué la roue, en cassant deux rayons par la même occasion. Si deux rayons se baladent allègrement, un troisième semble être toujours en place, mais il est bel et bien cassé lui aussi.
Maintenant, il faut rouler, et la roue de Dominique est incapable de faire un tour sans toucher le haut à gauche des haubans (y'en a qui disent les tubes de derrière, mais il n'y connaissent rien), puis les bases à droite. Je ne vous parle pas des patins de freins...
Par bonheur, Dominique, qui avait prévu son coup, avait comme par hasard apporté une clé à rayons. Avec le fidèle José qui reprenait le vélo ce jour-là, ils ont réussi à dévoiler sommairement la roue qui faisait alors plutôt penser aux manèges de la foire du trône.
Dominique a pu repartir. Ça frottait un peu mais bon... on s'y fait.
La commission d'attribution des points du Challenge Casse va se réunir au plus vite pour étudier le dossier et décider du montant accordé à cette situation thomatesque...

On arrive à voir les dégâts sur la base gauche. L'alu a été sévèrement attaqué par la pierre.

Tout d'abord on essaye de désaxer la roue pour qu'elle ne frotte plus. 

Et on finit par sortir la clé à rayons pour rattraper ce qui est rattrapable.

10/06/2019

BRM 600 d'Andrésy

Alain et Franck sont partis d’Andrésy le samedi 8 juin dès 6h du matin, et ils ont été poussés par un bon vent jusqu’en Belgique.
Les gens du nord sont formidables et ils ont été agréablement reçus dans les différents lieux où ils avaient programmé leurs haltes réparatrices.
Mais c'est une petite averse qui les accueille en passant la frontière et les voici arrivés à Geraardsbergen (Grammont) à 19h.
Voici la suite racontée par Franck :
" Comme nous pensions être incapables de grimper le Mur de Grammont avec la fatigue des 300 premiers kilomètres, nous sommes d'abord passés à table, sur la place principale.
Ensuite, bien rassasiés, on a serré les chaussures et hop ! La roue avant a eu tendance à se lever dans le dernier virage mais, comme de vrais flandriens, on s’est arrachés pour arriver en haut. En fait, dans la partie la plus dure, les pavés sont orientés à l’inverse des tuiles d’un toit, de façon à ce que les chevaux ne glissent pas. Ca marche aussi pour les vélos !
Trente kilomètres plus loin, nous avions rendez-vous avec l’hôte de notre gîte qui nous a permis de repartir en pleine forme vers 5h00.
Le retour a été un peu plus pénible avec la fatigue et un léger vent défavorable. Les 50 derniers kilomètres sont difficiles avec la traversée du Vexin."
Bravo à nos champions ! Les voici qualifiés pour le PBP.












Challenges Mai

Challenge Casse :
Un mois intéressant, comme on aimerait en voir plus souvent, avec une belle diversité d'incidents. Tout d'abord le pompon à Michèle qui chute et détruit son casque. Le jury officiel a attribué 3 points car c'est tout de même plus grave qu'un crevaison. Dominique T et Jean-Pierre R ne se laissent pas distancer et marquent deux points pour crevaison arrière. Enfin, Philippe LQ fait le minimum en crevant à l'avant.
Benoît reste intouchable, mais les places d'honneur se disputent avec acharnement.

Challenge Kilométrique :
Seulement à peine plus de 180 km entre Michèle et Lily, qui reprend le dessus sur Brigitte. Au général, Michèle a dépassé les 5500 km, Lily est à 3580, Brigitte 3180. Le trio va s'expliquer en Auvergne !
Chez les gars, ils sont 5 a dépasser les 1000 km (Les 2 Dominique, Franck, Joël, Jean-Bernard). Le classement général reste toujours incertain, même si Dominique L compte 400 km d'avance sur Joël. Malgré une baisse de régime, Philippe LQ tient bon à la 3ème place.



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